Bonnes lectures !
VERSAILLES
Versailles c'est avant tout le château de Louis XIII. Dans les années 1630, il s'agit d'un pavillon de chasse accompagné d'un jardin. C'est à cet endroit que le roi venait s'adonner à sa paratique favorite et très à la mode à l'époque : la chasse. C'est pourtant à Louis XIV, son fils, que revient la création de Versailles. Ni trop proche de Paris toujours prêt à se soulever, ni trop éloigné, Louis XIV trouve l'emplacement idéal. Il devient le premier roi à avoir réussi à reunir la cour en un lieu soit un millier de seigneurs pour un total de 20 milles personnes. En effet, Versailles serra le siège de la monarchie de 1682 à 1789. La grande différence c'est que dès lors, princes et seigneurs vont voir le roi et plus l'inverse.
Versailles c'est donc la demeure du pouvoir mais c'est aussi 50 longues années de chantier. Dirigé dans un premier temps par Le Vau puis par Jules Hardouin-Mansart, c'est une 10ène de milliers d'hommes et de femmes qui sont sur le terrain. Ils travaillent 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Une permission spéciale de l'Eglise a même été décidée pour qu'ils puissent travailler après la messe le dimanche car les travaux étaient très retardés. Les causes : des travaux de plus en plus ambitieux et bien sûr le manque d'argent. Versailles est à l'image de Louis XIV, c'est un chateau symbolique du pouvoir et de puissance qui a fait de la France le pays le plus connu d'Europe.
En quoi le chateau de Versailles est-il représentatif du pouvoir royale ?
Nous verrons dans un premier temps la mise en espace du pouvoir. Dans un second temps, nous verrons que ce Versailles de Louis XIV est la symbolisation même du pouvoir.
I/ La mise en espace du pouvoir : Versailles à l'image de la France de Louis XIV
1/ Versailles : le grand chantier
Versailles durant quasiment tout le régne de Louis XIV est un interminable chantier. A l'époque du régne de son père, Louis XIII, il était difficile d'imaginer que le petit château plutôt banal allait devenir le plus grand chateau du royaume, théatre des plus grandes fêtes jamais donnés auparavant....
Durant l'été 1623, Louis XIII alors jeune roi de 22 ans décide la construction d'un pavillon de chasse sur la seignererie de Versailles avec son bois propice à la chasse. A l'époque, on parle plutôt d'un logis que d'un château. Louis XIII, passe de plus en plus de temps à Versailles. En 1632, il achette la seigneurerie. Dès lors, Versailles devient terre du roi, la reconstruction du chateau est presque en même temps décidée. C'est l'architecte Philibert Le Roy qui est à la tâche des opérations. En 1634, le château de Louis XIII est achevé. Louis XIV arrive à Versailles dans les années 1651. Il y chasse, il y dîne à maintes reprises.Le futur roi se familiarise avec le petit domaine, ses jardins et ses bois.
1661. C'est l'année de la mort de Mazarin, de la naissance du Dauphin, de l'arrestation de Fouquet, des jeunes amours avec La Vallière, c'est le début d'un gouvernement personnel et absolu, d'un régne qui se veut grand, d'un monarque qui s'est affirmé, mais qui s'interroge encore. En effet, il a reçu dans son heritage de nombreux et glorieux châteaux. Cependant, le roi ne se plait pas ou qu'il soit (Le Louvre, les Tuileries, Vincennes, etc.). Pour lui, aucun des chateaux dans lesquels il demeure n'est digne de la France et de son roi. C'est donc à Versailles ou il vit des aventures amoureuses avec sa maîtresse Mme La Vallière qu'il trouve son bonheur. La décision est prise de commencer les travaux cette même année, le grand Versailles commence. Le Vau (architecte), Le Nôtre (jardins) et Le Brun (peintre), tout les trois auteurs du chateau de Vaux- le-Vicomte sont désormés aux services du roi. La période 1661 - 1668 représente les premières extensions du château. Louis Le Vau fut chargé de reconstruire les communs, Le Nôtre créa l’orangerie. En 1668, le château de Louis XIII n'est plus que l'embrillon de l'envoloppe concue par Le Vau. En effet, Louis XIV aime à vivre avec le souvenir de son père, c'est pourquoi le projet consiste juste à étendre le château.
De 1668 à 1670, Le Vau entreprend donc la construction de l’enveloppe. De part et d’autre de l’ancien château, le Grand Appartement du Roi, au nord, et ceux de la Reine, au sud, sont placés symétriquement. Une vaste terrasse, face aux jardins de Le Nôtre qui ne cessent de s'agrandir, s’étend entre les deux. Les façades s’ornent de colonnes de marbre, de balcons en fer forgé et doré, de bustes posés sur des balustrades. Les toits portent des ornements et la cour est dallée de marbre. Du côté ville, le bâtiment des communs sont surélevé et relié au château de Louis XIII par une suite de pavillons pour former la Cour Royale que ferme une grille dorée.Le souhait de Louis XIV se réalise, le château de Louis XIII reste intact du côté ville, mais disparait du côté jardin, caché par les nouveaux bâtiments. Désormais on distinguera le « Château Vieux » de Louis XIII du « Château Neuf » élevé par son fils. L'oeuvre de Le Veau est achevée. A sa mort en 1670, c'est Jules Hardouin-Mansart qui lui succéde.
Jules Hardouin-Mansart imagine à Versailles ce qui est sans doute une de ses plus grande création, il s'agit bien sûr de la galerie des glaces. C'est un chef-d'oeuvre architectural qui donna ses lettres de noblesse à un Versailles de plus en plus grandiose. Mansart a pour projet d'établir cette galerie entre les deux ailes, un moyen plus simple pour passer d'une aile à l'autre sans passer par une terasse peu pratique car exposé en dehors du château. D'ailleurs, avant l'arrivée de la galerie, le seul recours par aller de l'aile du Roi à l'aile de la Reine est d'utiliser la terasse. Le roi ne se fait pas prier, le projet est validé. Cinq ans, ce sera le temps qu'il faudra pour bâtir cette grande galerie. Après cette période, elle couvre la galerie et apparaît aux yeux du monde comme le symbole d'un royaume de France en pleine possession de ses moyens. Mansart ne s'arrête pas là, il fait bâtir par la suite les ailes des Ministres et les écuries pour donner encore plus d'empleur au batimment du roi.
Lors de l'année 1682, Louis XIV prend une grande décision, celle d'ammener la cour à Versailles. Pour loger cette cour, il faut encore agrandir le château. C'est de nouveau Mansart qui va s'en occuper. Il construit l'aile du Midi entre 1678 et 1682, et l'aile de Nord entre 1685 et 1689. Dès lors, les apartements de la noblesse sont construits. Le château, avec l'arrivée de la chapelle en 1710 est maintenant achevé. N'oublions pas de parler des jardins de Le Nôtre, veritable révolution de par son étendu. Versailles apparait à la mort du roi en 1715 comme une constellation. En effet, Versailles c'est : 9000 ha de jardins, un mur d'enceinte de 43 km, 1400 jets d'eau et aussi des fêtes donnés dans les jardins (qui ont d'ailleurs contribués à attirer la noblesse). En rasant plusieurs villages et des collines, Louis XIV arrive à surprendre grâce à l'étendue des ses terres mais aussi grâce à la beautée que déguage ce surprenent Versailles...
Les interieurs du palais sont tout aussi grandioses...
2/ L'organisation du palais
Tout au long des travaux, les interieurs comme les plans sont sans cesse remaniés par le roi qui voit de plus en plus grand. On construit, détruit, reconstruit. Le château est un veritable gouffre pour les caisses de l'Etat, une évidence que Colbert, le ministre des Finances du roi n'hésitait pas à faire remarquer. De plus, Louis XIV veut des apartements clinquants qui sont peints, ornés, décorés; signe de puissance, de richesse et de pouvoir. Malgrès le manque de ressources, les interieurs serronts ornés au bon vouloir du roi.
Plusieurs salles du premier étage sont utilisées comme salle de distractions. On retrouve le Salon de l'Abondance et de Vénus qui servaient lors des soirées d'appartements. Le salon de Diane était la salle de jeu du roi, ce dernier était un grand joueur de billard. Le salon de Mars était utilisé comme chambre et comme salon à la foi.
D'autres appartements sont spécifiques aux membres de la famille du roi comme par exemple le salon d'Apollon qui était déstiné à l'origine à son fils devenu roi d'Espagne par la suite. Nous pouvons citer les appartements des enfants de France ou encore la chambre de la reine. Les maîtresses du roi on aussi leur place à Versailles. C'est le cas de Mme de Maintenon qui fut agrémentée elle aussi d'un appartement. Les noms employés pour ces appartements font souvent référence aux Dieux de la mythologie gréco-romaine. D'ailleurs, Apollon est le Dieu du Soleil, surnom du roi lui-même.
Il est interréssent de situer la chambre du roi. En 1701, ce dernier décide de la situer en plein centre. Ceci n'est pas qu'une simple decision. Le but, dans ce monde codifiée qu'est Versailles, est de faire comprendre à la cour qui celui qui est au centre, c'est celui qui régne en maître. Rien n'est laissé au hasard. La chambre et le lit du roi soleil sont le centre de cette résidence qui est aussi le centre de l'état qu'incarne le monarque, astre dont le rayonnement s'étend à partir de Versailles, à toute la France et même à l'Europe.
La symbolisation est donc très importante sous Louix XIV. Les formes allégoriques, sont très souvent employées dans le but d'exprimer la représentation du pouvoir, de la richesse ou même de la puissance...
II/ La symbolisation du pouvoir
1/ La galerie des glaces

Cette galerie des glaces est sans doute l'un des plus grands chef-d'oeuvre architectural qu'ai connu la France. Ce gigantesque couloir, qui prendra place à l'endroit ou été positionner la terasse des deux ailes, revient à Jules Hardouin-Mansart, premier architecte du roi après la mort de Louis Le Vau en 1670. La logique aurait pourtant voulu que le digne successeur de Le Vau soit son ancien éléve François D'Orbay, mais Hardouin-Mansart introduit dans le sillage du Roi par Le Nôtre s'est aussitôt employé à l'écarter pour s'imposer. Protégé par Madame de Montespan, maîtresse du Roi, il doit ses debuts autant à son habilité de courtisan qu'à la qualité de ses plans. En anticipant constamment les desirs du Roi, il reussit à simposer comme le grand architecte de Versailles.
Après l’accord du roi, ce dernier entreprend des dépenses considérables pour une galerie qui prendra place après 5 ans de travaux (1678 - 1684). La cour fut très hostile durant la période de ces travaux car ils étaient beaucoup trop longs à son goût. Malgrès tout, le resultat est considérable : un couloir de 73 métres, 17 fenêtres donnant sur les jardins, 17 arcades revetues de se que l'on appellait des "mirroirs de glaces". Les mirroirs sont des objets très rare et très luxueux à l'époque. L'idée été de se servir de ces mirroirs pour réfléchir la lumière du soleil dans la galerie pour ne laisser plus aucune place à l'ombre. De plus, de par le dispositif des mirroirs, l'individu present aura toujours vu sur les jardins. Cette galerie est aussi synonime de la naissance d'une industrie française : celle de la production de verre. En effet, selon le souhait de Louis XIV, la verrerie n'est plus spécifique à l'IItalie. Lors de son inauguration par le roi et sa cour, cette dernière fût subjuguée par la beautée et la grandeur de ce long couloir. Des tables d'argent, 41 lustres d'argent ou encore des rideaux de damas blanc, voici tout ce que l'on y trouve. C'est Le Brun, peintre de la galerie, qui durant les traveaux l'appellait la galerie des glaces. Un nom que le Louis XIV trouva parfait pour ce qui est certainement la piéce la plus éllaborée du chateau de Versailles. D'ailleurs, Louis XIV décide de l'ouvrir au public, tout comme quelques parties du chateau et des jardins. Dès lors, Versailles devient l'endroit ou il faut être, qu'il faut avoir vu dans sa vie. Cette décision fut mûrement réflechie, le but étant de montrer Versailles en tant que représentation de la puissance et de la richesse de la France et de son monarque. La répercution fut grandiose : toute l'Europe se déplace à Versailles. Louis XIV utilise cette galerie comme lieu de passage mais aussi comme lieu de reception lors d'évenements exeptionnels. En effet, il y reçoit les ambassadeurs de Siam en 1686 et ceux de Perse en 1715. Cet endroit est parfait pour impressionner le visiteur, pour l'éblouir de par la splendeur des mirroirs, des décorations, symboliques de la grandeur, de la richesse et de la puissance de la France
Si la galerie des glaces se distingue grâce à ses ornements, son luxe et sa beautée, il faut aussi souligner l'incroyable voûte travaillée par la premier peintre du Roi : Charles Le Brun.
2/ L'ensemble pictoral de la grande galerie
Cette voûte représente le plus grand ensemble pictoral en France. Elle est ornée de 30 compositions achevées par Le Brun et son atelier. Il s'agit d'un representation de l'histoire de Louis XIV sous forme d'allegories à l'antique, depuis le début de son gouvernement en 1661 jusqu'à la paix Franco- Hollandaise de Nimègue en 1678. Cette fresque n'est pas directement peinte sur la voute. En effet, Mansart et ses ouvriers laissent peu de place au premier peintre du Roi pour exercer ses talents. De ce fait, Le Brun n'a d'autres choix que d'utiliser des toiles qui serront ensuite collés sur la voûte. Sur ces oeuvres, on retrouve 2 caractères différents de Louis XIV : un roi de paix et un roi de guerre.
Dans l'ensemble pictoral qui représente le roi de paix, prennons quelques exemples :
- Le roi gouverne par lui même, 1661 :

Il s'agit sans doute de l'élément de la voûte le plus connut de la grande galerie. Le roi est au centre assis dans un trône surélevé par une estrade. Il est vêtu à la romaine avec une tunique blanche à lambrequins dorés aux épaules et posséde à la taille une ceinture dorée. Toujours dans le style romain, il est chaussé de brodequins lacés. Sur ces épaules est déposé le grand manteau royal, bleu à l'exterieur, blanc à l'interieur. Le visage du roi est peint très jeune. La France est assise tout à gauche, couronnée, en manteau bleu à fleurs de lys d'or. Sa main gauche est posée sur un faisceau (représentation de l'unité). La droite tient un septre et son bras s'appuie sur un bouclier à trois fleurs de lys, qui écrase la Discorde renversée à terre avec ses flambeaux. La Seine est assise devant, les cheveux semés d'épis et de raisins car sa source est en Bourgogne. Sous son bras gauche apparaît l'avant d'un navire (représentation des armes de Paris) et elle s'appuie sur une urne d'où sortent de l'eau, du blé et des fruits, signifiant l'abondance que son cours porte dans la capitale du royaume. Devant le roi, ou retrouve la Tranquilitée qui est assise sur un marche tenant dans sa main droite une grenade qui est la marque de l'union des peuples sous la puissance souveraine, ce qui symbolise une France en paix. Mars montre dans le ciel la Gloire vêtu de blanc, tenant la couronne étoilé de l'Immmortalité. Les dieux présents dans le ciel lui offre leur assistance : Pluton, ses richesses; Vulcain, ses armes; Cérès et Bacchus, des vivres pour ses armées.
Dominant l'ensemble de la voûte, cette représentation à la fois allégorique et mythologique impose à tous la conception politique de Louis XIV : "L'Etat, c'est moi."
- Réparation de l'attentat des Corses, 1664 :

L'attentat des Corses c'est produit à Rome contre l'ambassade de France, le palais Farnèse. C'est le résultat des prétentions françaises pour faire reconnaître l'immunité non seulement au palais Farnèse mais aussi ses alentours. Cependant, les Corses de la garde pontifacale, dont la caserne était proche du palais, étaient très hostilles à cela. Français et Corses se querellent, le palais est assiégé de coups de feux, un page (jeune noble) sera tuer. Par la suite, des excuses serront imposés. On peut comprendre sur cette oeuvre qu'il s'agit d'une prééminence reconnue de la France. Cette dernière est représentée de façon imposante, drapée dans le manteau royal, portant le casque d'Athéna. On devine une cuirasse et on distingue la poignée d'une épée. La main gauche tien déroulé un dessin montrant une pyramide au socle frappé d'un écusson à trois lys. La Force est positionnée derrière elle avec une peau de lion sur la tête et une massue sur l'épaule. La teinture en fond est aussi un drap de France, bleu à lys d'or. A gauche, la Corese est représenté par Rome, au casque surmonté d'une louve qui s'appuie sur un bouclier marqué SPQR. Elle s'incline devant la France, la main droite sur la poitrine exprimant la contradiction avec une louve que s'aplatit au sol. La femme derrière Rome exprime la douleur.
- Soulagement du peuple pendant la famine, 1662 :

L'idée ici est de mettre en avant l'image du roi-père, c'est à dire un roi qui vient en aide à son peuple. La fin de l’épisode des famines en France est un bon prétexte pour mettre en avant le bon-vouloir du roi. En effet, "l'autorité royale est paternelle, et son propre caractère, c'est la bonté." Dans ses mémoires, Louis XIV explique comment il a remédié à la famine de la façon suivante : "Je parus enfin à tous mes sujets comme un véritable père de famille, qui fait la provision de sa maison, et partage avec équité les aliments à ses enfants et à ses domestiques." On y voit la Piété distribuant du pain aux affamés. On dénombre au total 3 hommes, 5 femmes et 3 enfants, soit un échentillonnage complet, des deux sexes et de tout âges, du nouveau-né jusqu'au vieillard.
Nous vennons de voir plusieurs attraits du roi de paix, à la fois puissant, prééminent et généreux. Penchons nous maintenant sur un autre visage : le roi de guerre.
Sur la voûte de la grande galerie, deux guerres sont représentés. La guerre de Dévolution face à l'Espane et la guerre de Hollande. Dans cette ensemble pictoral qui représente le roi de guerre, prennons quelques exemples :
- Guerre contre l'Espagne pour les droits de la reine, 1667 :

Il s'agit de la première guerre du roi, du premier défit lancé aux puissances. Après la mort du roi d'Espagne, Louis XIV demande aux espagnols les provinces qui reviennent de droit à son épouse, Marie-Therèse. Après un refus des espagnols, le roi se mit en état d'occuper le pays par la voie des armes. Sur l'oeuvre en question, le roi est représenté debout, en action de marcher. Derière lui, la Justice avec sa balance pour montrer qu'il n'entreprend que la défense d'un droit légitime, et acquis en conséquence de son mariage. Mars le précède sur un nuage et semble lui indiquer la voie. La Renommée vole devant lui avec un rouleau de papiers dans sa main qui représente le manifeste que le roi fit publier pour la défense des droits de la reine.Au devant du roi, une troupe de cavaliers descend en direction d'une ville dont on apercoit les remparts. Le but de cette oeuvre est clair. Elle met en avant un roi puissant, victorieux, confient et sûr de ce qu'il entreprend.
- Prise de la ville et citadelle de Gand en six jours, 1678 :

Nous arrivons maintenant en pleine guerre de Hollande. La prise de Gand est peut-être le plus grand coup d'éclat de la campagne. En fevrier 1678, une armée de 120 000 hommes est reunis. Le 4 mars, ils arrivent devant Gand avec le roi à sa tête.La ville capitule le 9 mars et la citadelle le 12. Le tableau decrit précisement ce succés. Il s'agit de l'une des dernières créations de Le Brun pour la galerie des glaces. Le roi est représenté sur l'aigle de Jupiter la foudre à la main.Les nuages qui l'environne crachent de grands éclats de feu qui s'écrasent en plusieurs lieux. Des tonerres, des éclairs inspirent la frayeur aux villes que l'on voit dans la crainte. Le roi en manteau doré, la perruque rejetée en arrière, apparaît vraiment en gloire, sur un fond de nuage doré d'ou partent les rayons du soleil et les éclairs de la foudre. Minerve, au manteau rouge flottant est à terre pour exprimer la soudaineté de l'assaut. La ville de Gand est représenté dans ses couleur bleu et blanche par une femme qui parrait dans une vive douleur.
Les représentations des batailles de la guerre de Hollande sont une fiertée pour le royaume de France. D'ailleurs, 4 oeuvres de Le Brun présente dans cette galerie sont mis en avant :
- Passage du Rhin en présence des ennemis, 1672.
- Le Roi donne ses ordres pour attaquer en même temps quatre des plus fortes places de la Hollande, 1672.
- La Franche-Comté conquise pour la seconde fois, 1674.
- Prise de la ville et Citadelle de Gand en six jours, 1678.
Ces dernières sont en effet disposées du côté des mirroirs, c'est à dire aux emplacements les mieux éclairés dans la journée.
Cette voûte est donc un bon moyen pour évoquer les différentes facettes du roi en insistant bien sur le faite qu'il soit un roi puissant, compatissant envers son peuple, guerrier et victorieux. L'utilisation des dieux de l'antiquité est un moyen parfait pour faire passer de tels messages à l'époque, Louis XIV et Le Brun lon bien compris.
Louis XIV pendant la majeure partie de son régne a reussi le pari d'offrir à la France un édifice digne de ce nom, symbolique d'une France riche et puissante qui serra reconnu comme l'un des plus grand pays du monde à l'époque. La grande réussite de Louis XIV aura été d'avoir réussi à enfermer la noblesse et son gouvernement à Versailles. Le château serra même surnommé la "prison dorrée".
A la fin du régne de Louis XIV, les fêtes sont bannies, trop chères. Les courtisans rejoignent peu à peu Paris ou leur province. Louis XIV meurt d'un siatique en 1715 et laisse la courone de France à Louis XV, 5 ans. La régence devra être assurée après la mort du Roi-Soleil...
